Le nom, précisément

  • Ancien nom : syndrome des ovaires polykystiques, ou SOPK (en anglais polycystic ovary syndrome, PCOS).
  • Nouveau nom international : polyendocrine metabolic ovarian syndrome, ou PMOS1. Il a été adopté par consensus et publié en ligne dans The Lancet le 12 mai 20262.
  • En français : « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien », ou SMOP, la forme la plus courante3. Une variante, « syndrome ovarien métabolique polyendocrinien » (SOMP), existe aussi4.
  • Ce qui ne change pas : les critères de diagnostic et la prise en charge5.
  • Pendant combien de temps les deux noms coexistent : environ trois ans6.

Ce que veut dire chaque mot

  • Polyendocrinien : « endocrinien » désigne les glandes qui produisent les hormones. Le syndrome touche plusieurs équilibres hormonaux, dont celui des androgènes7.
  • Métabolique : il concerne aussi la façon dont le corps utilise l'énergie, notamment l'insuline et le sucre8.
  • Ovarien : les ovaires restent concernés, mais le nom ne parle plus de « kystes »9.

Les spécialistes ont retenu ces trois mots pour refléter le fait que le syndrome touche plusieurs systèmes de l'organisme, et non les seuls ovaires10.

Pourquoi changer de nom ?

Selon la publication du consensus, l'ancien nom était inexact. Il faisait croire à des kystes ovariens, laissait dans l'ombre les dimensions hormonales et métaboliques du syndrome, et contribuait aux retards de diagnostic, à une prise en charge morcelée et à la stigmatisation11.

Or ces « kystes » ne sont pas une caractéristique du syndrome : ce que l'on voit à l'échographie correspond à des follicules dont le développement s'est arrêté, et un diagnostic peut être posé sans eux9. Le syndrome est aussi associé à une résistance à l'insuline8 et à un risque augmenté de diabète de type 212.

Le nouveau nom a été choisi au terme d'un long processus international, qui a associé des organisations de patient·es, de soignant·es et de chercheuses et chercheurs, ainsi que des milliers de personnes concernées13.

Comment le dire en français ?

Il n'existe pas encore une seule forme française. La plus répandue dans les sources institutionnelles consultées est « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien » (SMOP) : c'est celle de l'Inserm, de la RTS en Suisse romande, et de l'Assurance Maladie, avec une ponctuation un peu différente3.

Les documents en français diffusés par l'équipe à l'origine du consensus utilisent pourtant un autre ordre des mots : « syndrome ovarien métabolique polyendocrinien » (SOMP)4.

Au 18 octobre 2026, nous n'avons pas trouvé de position officielle de la Haute Autorité de santé, du Collège national des gynécologues et obstétriciens français ou des sociétés médicales suisses sur la forme française à retenir. Nous mettrons cette page à jour si cela change.

Ce qui ne change pas

Selon l'équipe qui coordonne la recommandation internationale, le contenu des recommandations de 2023, les critères de diagnostic et l'approche de la prise en charge restent les mêmes5.

Si vous avez reçu un diagnostic de SOPK, il reste valable : seul le nom évolue.

Une transition progressive

Les deux noms vont coexister pendant environ trois ans ; la prochaine mise à jour de la recommandation internationale, prévue en 2028, doit employer uniquement le nouveau nom6. Des démarches sont aussi en cours pour l'intégrer à la Classification internationale des maladies14.

Pendant cette période, vos comptes rendus médicaux, les soignant·es et les sites d'information peuvent employer l'un ou l'autre nom. Vous pouvez dire « SOPK » ou « SMOP » en consultation : les deux désignent la même chose.

Un nom encore discuté

Le nouveau nom ne fait pas l'unanimité : des critiques ont été publiées dans des revues médicales15. Ce débat porte sur les mots, pas sur la réalité de ce que vivent les personnes concernées.

Comment nous l'écrivons

Nous écrivons « SOPK (SMOP) » : « SOPK » parce que c'est le mot que la plupart des personnes connaissent et recherchent aujourd'hui, « SMOP » parce que c'est le nom vers lequel la transition se fait. Nous adapterons nos pages au fil de la transition. Les versions publiées restent datées : nous ne réécrivons pas d'anciens textes sans le signaler.

Sources de cette page

Chaque numéro renvoie à une affirmation neutre et aux documents qui la soutiennent. Nous résumons ces sources avec nos propres mots ; les liens ouvrent les documents d'origine.

  1. 1

    Un processus de consensus international a retenu « polyendocrine metabolic ovarian syndrome » (PMOS) comme nouveau nom anglais du syndrome jusque-là appelé « polycystic ovary syndrome » (PCOS).

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  2. 2

    Le consensus a été atteint en février 2026 et la publication principale est parue en ligne dans The Lancet le 12 mai 2026.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  3. 3

    En français, la forme la plus employée par les sources institutionnelles consultées est « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien » (SMOP), utilisée notamment par l'Inserm, par l'Assurance Maladie (avec une ponctuation légèrement différente) et par la RTS en Suisse.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    Constat d'usage au 18 octobre 2026, pas une terminologie officielle : aucune position de la HAS, du CNGOF ou de sociétés savantes suisses n'a été trouvée à cette date.

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  4. 4

    Les documents en français diffusés par l'équipe de Monash emploient une autre forme : « syndrome ovarien métabolique polyendocrinien » (SOMP).

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  5. 5

    Selon l'équipe qui coordonne la recommandation internationale, le changement de nom ne modifie ni le contenu des recommandations de 2023, ni les critères diagnostiques, ni l'approche de la prise en charge.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  6. 6

    Les responsables du consensus prévoient une période de transition de trois ans pendant laquelle les deux noms coexistent ; la mise à jour de 2028 de la recommandation internationale doit employer uniquement le nouveau nom.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    Le résumé du Lancet mentionne une période de transition sans en préciser la durée ; la durée vient des documents de Monash.

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  7. 7

    L'OMS décrit un trouble hormonal fréquent dans lequel des taux d'androgènes plus élevés que la normale peuvent entraîner des règles irrégulières, des troubles de l'ovulation, une infertilité, une pilosité excessive et/ou de l'acné.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  8. 8

    La résistance à l'insuline est reconnue comme une caractéristique importante du syndrome, mais les dosages d'insuline disponibles en pratique ne sont pas recommandés en routine.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

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  9. 9

    Les « kystes » évoqués par l'ancien nom ne sont pas une caractéristique du syndrome : l'aspect des ovaires à l'échographie correspond à des follicules dont le développement s'est arrêté, et des kystes ne sont pas nécessaires au diagnostic.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  10. 10

    Les termes « polyendocrinien », « métabolique » et « ovarien » ont été retenus pour refléter l'atteinte de plusieurs systèmes de l'organisme : le nouveau nom abandonne la mention des kystes et décrit un dysfonctionnement à la fois hormonal (endocrinien), métabolique et ovarien.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

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  11. 11

    Selon la publication du consensus, l'ancien nom était inexact : il évoquait des kystes ovariens pathologiques, masquait les dimensions hormonales et métaboliques du syndrome, et contribuait aux retards de diagnostic, à une prise en charge morcelée et à la stigmatisation.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

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  12. 12

    Quels que soient l'âge et l'indice de masse corporelle, le risque de troubles de la glycémie et de diabète de type 2 est augmenté.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

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  13. 13

    Le processus a associé 56 organisations académiques, cliniques et de patient·es, et a recueilli les réponses de 14 360 personnes concernées et professionnel·les de toutes les régions du monde.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    D'autres documents de Monash parlent de plus de 22 000 réponses : nous retenons les chiffres de la publication principale.

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  14. 14

    Des démarches sont en cours auprès de l'OMS pour intégrer le nouveau nom dans la Classification internationale des maladies (CIM).

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  15. 15

    Le nouveau nom ne fait pas l'unanimité : des critiques ont été publiées dans des revues médicales en 2026.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    L'existence des publications est vérifiée ; leurs arguments n'ont pas été analysés ici.

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