L'endométriose est une maladie inflammatoire chronique : un tissu semblable à la muqueuse de l'utérus (l'endomètre) se développe en dehors de l'utérus1. Elle peut concerner toutes les personnes qui ont des règles, des premières règles à la ménopause2. L'Organisation mondiale de la Santé estime qu'elle touche environ 10 % des femmes en âge de procréer3 ; les estimations varient selon les sources, d'environ 2 à 15 %4.

Cette page donne des repères pour comprendre et pour en parler. Elle ne remplace pas un avis médical.

L'essentiel

  • Des douleurs de règles qui empêchent de vivre normalement ne sont pas normales5.
  • Les symptômes varient beaucoup d'une personne à l'autre, et certaines n'en ont aucun6.
  • Le diagnostic arrive souvent tard, après plusieurs années7.
  • L'endométriose n'est pas un cancer8.
  • Aucun traitement ne fait disparaître la maladie à ce jour, mais des traitements soulagent les symptômes9.

Qu'est-ce que l'endométriose ?

Les lésions se situent le plus souvent dans le bas du ventre : sur le péritoine (la membrane qui tapisse l'abdomen), les ovaires, les ligaments de l'utérus, le vagin, l'intestin ou la vessie, et plus rarement ailleurs10. Elles réagissent aux hormones du cycle, ce qui explique des douleurs souvent rythmées par les règles11. Une forme proche, l'adénomyose, touche le muscle de l'utérus12.

L'étendue des lésions ne dit pas l'intensité des douleurs : une petite lésion peut faire très mal, et des lésions étendues gêner peu13.

Les symptômes possibles

Les symptômes le plus souvent décrits sont14 :

  • des règles douloureuses, parfois très intenses ;
  • des douleurs profondes pendant ou après les rapports sexuels ;
  • des douleurs dans le bas du ventre en dehors des règles ;
  • des troubles digestifs ou urinaires rythmés par le cycle, comme des douleurs en allant à la selle ou en urinant ;
  • une fatigue qui dure ;
  • des difficultés à concevoir.

Des ballonnements, des nausées ou des règles abondantes sont aussi possibles15. Aucun de ces signes n'est propre à l'endométriose, et ne pas les avoir n'exclut pas la maladie : seule une évaluation médicale permet de faire la part des choses16. Les symptômes peuvent commencer dès l'adolescence17.

Une douleur qui empêche de vivre n'est pas « normale »

Des douleurs légères à modérées pendant les règles sont fréquentes. En revanche, des douleurs intenses, qui obligent à rester au lit ou empêchent de travailler, d'étudier, de se concentrer ou de dormir, ne sont pas normales et méritent une consultation5. Les recommandations demandent aux soignant·es de penser à l'endométriose quand des douleurs de règles affectent la vie quotidienne18.

Ces douleurs sont pourtant encore souvent banalisées, par l'entourage comme par une partie des soignant·es, et cela pèse sur le moral19. Votre douleur compte telle que vous la décrivez : chaque personne la vit et l'exprime à sa façon20.

Pourquoi le diagnostic prend-il du temps ?

Le délai avant le diagnostic se compte souvent en années : entre 4 et 12 ans en moyenne selon l'OMS, 7 à 8 ans ou plus selon les sources françaises7. En cause notamment : des symptômes variables et peu spécifiques, leur banalisation, et une imagerie qui ne voit pas toutes les formes de la maladie21. Voir aussi diagnostic et prise en charge.

Ce n'est pas un cancer

L'endométriose est une maladie inflammatoire chronique, pas un cancer8. Selon la recommandation européenne, elle n'est pas associée dans l'ensemble à un risque de cancer nettement plus élevé ; certains cancers, dont celui de l'ovaire, sont un peu plus fréquents, mais l'augmentation du risque absolu reste faible22. Aucun dépistage particulier n'est prévu au-delà de ceux proposés à toute la population, sauf facteurs de risque supplémentaires23.

Ce que l'on sait, ce que l'on ignore

La cause exacte de l'endométriose n'est pas connue24. L'hypothèse la plus citée est celle des « règles rétrogrades », quand une partie du sang des règles remonte par les trompes vers l'abdomen ; ce phénomène étant bien plus fréquent que la maladie, d'autres facteurs, génétiques, immunitaires ou environnementaux, interviennent sans doute25. Avoir une mère ou une sœur concernée augmente la probabilité d'endométriose26. Le rôle des perturbateurs endocriniens est étudié, sans preuve solide à ce jour27.

On ne sait pas prévenir la maladie28, et les sources ne s'accordent pas sur le fait qu'elle s'aggrave ou non avec le temps29. Les symptômes s'atténuent souvent après la ménopause, mais pas toujours30.

Idées reçues

  • « Une grossesse fait disparaître la maladie. » Non : son effet est variable, et la recommandation européenne demande de ne pas conseiller une grossesse pour traiter l'endométriose31.
  • « L'endométriose rend stérile. » À nuancer : elle peut rendre la conception plus difficile, mais la plupart des personnes concernées parviennent à concevoir, parfois sans aide médicale32.
  • « Les tampons favorisent l'endométriose. » Aucune étude ne l'a montré33.
  • « Un régime spécifique traite l'endométriose. » Les données ne permettent pas de recommander un régime ni des compléments34.
  • « Une échographie normale écarte l'endométriose. » Non : certaines lésions, surtout superficielles, ne se voient pas à l'imagerie35.

Le retentissement sur la vie et le moral

L'endométriose peut toucher durablement la vie physique, sexuelle, psychologique et sociale, y compris la relation de couple36. Douleur, fatigue, absences au travail ou à l'école, isolement, anxiété ou symptômes dépressifs : les recommandations demandent d'en tenir compte37. Dans une grande cohorte de recherche française, les participantes demandaient d'abord une meilleure reconnaissance de la maladie et plus de bienveillance38.

Vous pouvez parler de ce retentissement en consultation, même si personne ne vous pose la question. Un soutien psychologique, les associations de patientes ou la présence d'un·e proche, si vous le souhaitez, font partie de l'accompagnement possible39.

Où trouver une information fiable en français

  • L'espace endométriose de Santé.fr, le service public d'information en santé en France, qui aide aussi à trouver la filière de soins de sa région40.
  • Le dossier de l'Assurance Maladie sur ameli.fr41.
  • Le dossier de l'Inserm et son article de 2026 sur cinq idées reçues42.
  • En Suisse romande, les pages et brochures du centre d'endométriose des HUG, dont un carnet de suivi des douleurs, et les pages du CHUV43.

Nos sources sont détaillées dans la bibliographie.

Sources de cette page

Chaque numéro renvoie à une affirmation neutre et aux documents qui la soutiennent. Nous résumons ces sources avec nos propres mots ; les liens ouvrent les documents d'origine.

  1. 1

    L'endométriose est une maladie inflammatoire chronique caractérisée par la présence, en dehors de l'utérus, d'un tissu semblable à la muqueuse utérine (endomètre).

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • Endometriosis (fiche d'information) (nouvel onglet) — Organisation mondiale de la Santé (OMS), Fiche datée du 15 octobre 2025 (en anglais). Passage : Key facts et section « Overview ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • ESHRE guideline: endometriosis (nouvel onglet) — European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) — Human Reproduction Open, Hum Reprod Open 2022;2022(2):hoac009, publiée le 26 février 2022 (texte intégral lu via Europe PMC, PMC8951218). Toujours présentée comme la version en vigueur sur le site de l'ESHRE au 18 octobre 2026. (en anglais). Passage : Introduction. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Endométriose : définition et facteurs favorisants (nouvel onglet) — Assurance Maladie (ameli.fr), Page datée du 9 avril 2026. Passage : Chapeau de la page. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Qu'est-ce que l'endométriose ? (nouvel onglet) — Santé.fr — Service public d'information en santé (ministère français de la Santé), Article publié le 12 février 2026. Passage : Chapeau et section « Qu'est-ce que l'endométriose ? ». Consulté le 18 octobre 2026.
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  2. 2

    L'endométriose peut concerner toutes les personnes qui ont des règles, des premières règles jusqu'à la ménopause ; l'OMS précise qu'elle peut aussi toucher des hommes transgenres et des personnes non binaires qui ont des règles.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    L'Inserm (2026) ajoute que des symptômes peuvent parfois apparaître avant la puberté ou persister après la ménopause.

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  3. 3

    L'OMS estime que l'endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de procréer dans le monde, soit environ 190 millions de personnes.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    Estimation mondiale ; la fréquence exacte est inconnue et les chiffres varient selon les sources (voir endo-frequence-variable).

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  4. 4

    La fréquence exacte de l'endométriose n'est pas connue et les estimations varient selon les sources : de 2 à 10 % de la population féminine générale pour la recommandation européenne, environ 10 % pour l'Assurance Maladie et l'Inserm, 10 à 15 % des femmes en âge de procréer pour les HUG et le CHUV.

    Incertain · vérifié le 18 octobre 2026

    La recommandation ESHRE écrit que la prévalence exacte est inconnue. Les écarts tiennent aux populations étudiées et aux méthodes de diagnostic ; une partie des personnes concernées n'a pas de symptômes.

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  5. 5

    Des douleurs de règles légères à modérées peuvent survenir, mais des douleurs intenses, qui clouent au lit ou empêchent de travailler, de se concentrer ou de dormir, ne sont pas normales et doivent alerter.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

    Formulation de l'Inserm (2026). L'OMS souligne que la douleur pelvienne chronique liée à l'endométriose n'est pas normale ; la HAS (2017) qualifie d'intenses les douleurs de règles évaluées à 8 sur 10 ou plus, avec absentéisme fréquent ou résistance aux antalgiques simples.

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  6. 6

    Les symptômes varient fortement d'une personne à l'autre, et certaines personnes atteintes n'en ont aucun.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  7. 7

    Le diagnostic intervient souvent après plusieurs années : l'OMS estime le délai moyen entre 4 et 12 ans ; Santé.fr l'estime à 7 ans en moyenne en France, l'Assurance Maladie et la HAS à au moins 8 ans.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    Les sources concordent sur un délai long, pas sur sa durée exacte ; aucune ne détaille sa méthode de calcul. Aucun chiffre propre à la Suisse n'a été trouvé.

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  8. 8

    Les sources institutionnelles décrivent l'endométriose comme une maladie inflammatoire chronique, et non comme un cancer ; la recommandation européenne traite le risque de cancer comme une question distincte et invite à rassurer les personnes concernées sur ce point.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

    Aucune source consultée n'emploie littéralement la phrase « l'endométriose n'est pas un cancer » : la formulation repose sur la définition (maladie inflammatoire chronique) et sur la section « Endometriosis and cancer » de l'ESHRE. À valider par la ou le spécialiste.

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  9. 9

    Aucun traitement ne fait disparaître l'endométriose à ce jour ; les traitements visent à contrôler les symptômes, en particulier la douleur, et à limiter le retentissement de la maladie.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  10. 10

    Les lésions d'endométriose siègent le plus souvent dans le pelvis (péritoine, ovaires, ligaments de l'utérus, trompes, vagin, rectum et intestin, vessie) et, plus rarement, ailleurs dans l'abdomen ou dans le thorax.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  11. 11

    Les lésions réagissent aux hormones du cycle comme la muqueuse utérine ; les douleurs sont donc souvent rythmées par le cycle et plus marquées pendant les règles.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  12. 12

    L'adénomyose correspond à la présence de tissu semblable à l'endomètre dans le muscle de l'utérus ; elle peut être associée ou non à une endométriose.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  13. 13

    L'intensité des douleurs n'est liée ni à l'étendue ni au nombre des lésions : une lésion superficielle peut provoquer de fortes douleurs, et des lésions étendues peuvent ne causer qu'une gêne faible.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  14. 14

    Les symptômes le plus souvent décrits sont des règles douloureuses, des douleurs profondes pendant ou après les rapports sexuels, des douleurs pelviennes chroniques, des troubles digestifs ou urinaires rythmés par le cycle (notamment des douleurs à la défécation ou en urinant), une fatigue et des difficultés à concevoir.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • Endometriosis: diagnosis and management (NICE guideline NG73) (nouvel onglet) — National Institute for Health and Care Excellence (NICE), Publiée le 6 septembre 2017, mise à jour le 11 novembre 2024, dernière revue le 2 septembre 2025 (en anglais). Passage : Recommandation 1.3.1. Consulté le 18 octobre 2026.
    • ESHRE guideline: endometriosis (nouvel onglet) — European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) — Human Reproduction Open, Hum Reprod Open 2022;2022(2):hoac009, publiée le 26 février 2022 (texte intégral lu via Europe PMC, PMC8951218). Toujours présentée comme la version en vigueur sur le site de l'ESHRE au 18 octobre 2026. (en anglais). Passage : Section « Can clinical symptoms predict the presence of endometriosis? » (point de bonne pratique). Consulté le 18 octobre 2026.
    • Endometriosis (fiche d'information) (nouvel onglet) — Organisation mondiale de la Santé (OMS), Fiche datée du 15 octobre 2025 (en anglais). Passage : Key facts, deuxième et quatrième points ; section « Impact ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Endométriose : symptômes, diagnostic et évolution (nouvel onglet) — Assurance Maladie (ameli.fr), Page datée du 9 avril 2026. Passage : Section « Les symptômes de l'endométriose ». Consulté le 18 octobre 2026.
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  15. 15

    D'autres manifestations sont possibles, comme des ballonnements, des nausées, des règles abondantes, des douleurs dans le dos ou dans une jambe, ou du sang dans les urines ou les selles.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  16. 16

    Ces symptômes ne sont pas spécifiques : ils peuvent être causés par d'autres problèmes de santé, et leur absence n'exclut pas une endométriose ; une évaluation médicale est nécessaire pour conclure.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  17. 17

    Les symptômes peuvent commencer dès l'adolescence : des règles douloureuses à cet âge peuvent être un premier signe, et les recommandations demandent d'envisager une endométriose chez les jeunes aussi, par exemple en cas d'absences scolaires répétées liées au cycle.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    • Endométriose : symptômes, diagnostic et évolution (nouvel onglet) — Assurance Maladie (ameli.fr), Page datée du 9 avril 2026. Passage : Encadré « Règles douloureuses à l'adolescence ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Endometriosis: diagnosis and management (NICE guideline NG73) (nouvel onglet) — National Institute for Health and Care Excellence (NICE), Publiée le 6 septembre 2017, mise à jour le 11 novembre 2024, dernière revue le 2 septembre 2025 (en anglais). Passage : Recommandation 1.3.1 (y compris jusqu'à 17 ans). Consulté le 18 octobre 2026.
    • ESHRE guideline: endometriosis (nouvel onglet) — European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) — Human Reproduction Open, Hum Reprod Open 2022;2022(2):hoac009, publiée le 26 février 2022 (texte intégral lu via Europe PMC, PMC8951218). Toujours présentée comme la version en vigueur sur le site de l'ESHRE au 18 octobre 2026. (en anglais). Passage : Section « Which diagnostic procedures should be applied in adolescents with possible endometriosis? » (recommandation faible ⊕○○○). Consulté le 18 octobre 2026.
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  18. 18

    Les recommandations demandent aux soignant·es d'envisager une endométriose en cas de douleurs de règles qui affectent les activités quotidiennes et la qualité de vie, de douleurs pelviennes chroniques, de douleurs profondes pendant ou après les rapports, de troubles digestifs ou urinaires liés au cycle, ou d'infertilité associée à l'un de ces signes.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    • Endometriosis: diagnosis and management (NICE guideline NG73) (nouvel onglet) — National Institute for Health and Care Excellence (NICE), Publiée le 6 septembre 2017, mise à jour le 11 novembre 2024, dernière revue le 2 septembre 2025 (en anglais). Passage : Recommandation 1.3.1. Consulté le 18 octobre 2026.
    • ESHRE guideline: endometriosis (nouvel onglet) — European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) — Human Reproduction Open, Hum Reprod Open 2022;2022(2):hoac009, publiée le 26 février 2022 (texte intégral lu via Europe PMC, PMC8951218). Toujours présentée comme la version en vigueur sur le site de l'ESHRE au 18 octobre 2026. (en anglais). Passage : Section « Can clinical symptoms predict the presence of endometriosis? » (point de bonne pratique). Consulté le 18 octobre 2026.
    • Prise en charge de l'endométriose — Messages clés destinés au médecin généraliste (nouvel onglet) — Haute Autorité de santé (HAS) et Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), Recommandation de bonne pratique de décembre 2017, mise en ligne le 17 janvier 2018 (page mise à jour le 6 décembre 2018). Partie imagerie actualisée en 2025 (voir endo-has-2025-imagerie).. Passage : p. 3, « Signes cliniques ». Consulté le 18 octobre 2026.
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  19. 19

    La banalisation des douleurs de règles, par le public, l'entourage et une partie des soignant·es, retarde les consultations et pèse sur la santé mentale et le bien-être des personnes concernées.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

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  20. 20

    La recommandation britannique demande aux soignant·es de tenir compte du fait que chaque personne vit et exprime sa douleur à sa manière, notamment selon sa culture, sa situation sociale ou une neurodivergence.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

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  21. 21

    Parmi les raisons avancées du retard de diagnostic : des symptômes variables et peu spécifiques, la banalisation des douleurs, le manque de sensibilisation des professionnel·les et des examens d'imagerie qui ne détectent pas toutes les formes de la maladie, en particulier superficielles.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

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  22. 22

    Selon la recommandation européenne, l'endométriose n'est pas associée à un risque de cancer significativement plus élevé dans l'ensemble ; le risque de certains cancers (ovaire, sein, thyroïde) est plus élevé, mais l'augmentation du risque absolu par rapport à la population générale reste faible.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    Recommandation forte, niveau de preuve faible (⊕⊕○○). Les recommandations HAS/CNGOF de 2017 précisent que le lien causal avec le cancer de l'ovaire n'est pas démontré.

    • ESHRE guideline: endometriosis (nouvel onglet) — European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) — Human Reproduction Open, Hum Reprod Open 2022;2022(2):hoac009, publiée le 26 février 2022 (texte intégral lu via Europe PMC, PMC8951218). Toujours présentée comme la version en vigueur sur le site de l'ESHRE au 18 octobre 2026. (en anglais). Passage : Section « Are patients with endometriosis at increased risk of cancer? ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Endométriose — Une maladie gynécologique fréquente mais encore mal connue (nouvel onglet) — Inserm, Publié le 5 juillet 2017, modifié le 1er juillet 2024 (partie diagnostic antérieure à l'actualisation HAS 2025). Passage : Section « Endométriose et cancer ? ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Prise en charge de l'endométriose — Messages clés destinés au médecin généraliste (nouvel onglet) — Haute Autorité de santé (HAS) et Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), Recommandation de bonne pratique de décembre 2017, mise en ligne le 17 janvier 2018 (page mise à jour le 6 décembre 2018). Partie imagerie actualisée en 2025 (voir endo-has-2025-imagerie).. Passage : p. 1, « Endométriose et cancer ». Consulté le 18 octobre 2026.
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  23. 23

    Les recommandations ne prévoient pas de dépistage du cancer propre aux personnes ayant une endométriose, au-delà des dépistages proposés à toute la population, sauf facteurs de risque supplémentaires (par exemple des antécédents familiaux marqués).

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    • ESHRE guideline: endometriosis (nouvel onglet) — European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) — Human Reproduction Open, Hum Reprod Open 2022;2022(2):hoac009, publiée le 26 février 2022 (texte intégral lu via Europe PMC, PMC8951218). Toujours présentée comme la version en vigueur sur le site de l'ESHRE au 18 octobre 2026. (en anglais). Passage : Section « Should women with endometriosis be monitored for detection of malignancy? » (recommandation forte ⊕⊕○○ et point de bonne pratique). Consulté le 18 octobre 2026.
    • Prise en charge de l'endométriose — Messages clés destinés au médecin généraliste (nouvel onglet) — Haute Autorité de santé (HAS) et Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), Recommandation de bonne pratique de décembre 2017, mise en ligne le 17 janvier 2018 (page mise à jour le 6 décembre 2018). Partie imagerie actualisée en 2025 (voir endo-has-2025-imagerie).. Passage : p. 1, « Endométriose et cancer ». Consulté le 18 octobre 2026.
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  24. 24

    La cause de l'endométriose n'est pas connue : plusieurs théories existent, aucune n'est entièrement démontrée ni ne fait l'unanimité.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  25. 25

    L'hypothèse la plus citée est celle des règles rétrogrades (une partie du sang des règles remonte par les trompes vers l'abdomen) ; ce phénomène étant bien plus fréquent que la maladie, d'autres facteurs, génétiques, immunitaires et environnementaux, sont supposés intervenir.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

    Mécanismes non démontrés ; l'Inserm rapporte que les cliniciens estiment le phénomène présent chez 90 % des femmes, contre environ 10 % de femmes atteintes.

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  26. 26

    Avoir une parente au premier degré atteinte d'endométriose augmente la probabilité d'en avoir une ; la recommandation britannique demande aux soignant·es de poser la question.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    Cet antécédent ne justifie pas de dépistage en l'absence de symptômes (HAS 2017) ; les tests génétiques sont réservés à la recherche (ESHRE 2022).

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  27. 27

    Le rôle des perturbateurs endocriniens et d'autres expositions environnementales dans l'endométriose est étudié mais n'est pas établi : les liens trouvés à ce jour reposent sur un faible niveau de preuve.

    Incertain · vérifié le 18 octobre 2026

    L'Assurance Maladie cite l'exposition aux perturbateurs endocriniens parmi les « éléments favorisants », formulation plus affirmative que celle de l'Inserm (« suspectés », « faible niveau de preuve »).

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  28. 28

    On ne connaît pas de moyen de prévenir l'endométriose ; l'intérêt de la contraception hormonale pour la prévenir est incertain.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • Endometriosis (fiche d'information) (nouvel onglet) — Organisation mondiale de la Santé (OMS), Fiche datée du 15 octobre 2025 (en anglais). Passage : Section « Prevention ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • ESHRE guideline: endometriosis (nouvel onglet) — European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) — Human Reproduction Open, Hum Reprod Open 2022;2022(2):hoac009, publiée le 26 février 2022 (texte intégral lu via Europe PMC, PMC8951218). Toujours présentée comme la version en vigueur sur le site de l'ESHRE au 18 octobre 2026. (en anglais). Passage : Section « Is there a role for primary prevention of endometriosis? » (recommandations faibles ⊕⊕○○). Consulté le 18 octobre 2026.
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  29. 29

    Les sources ne s'accordent pas sur l'évolution de la maladie : les recommandations françaises de 2017 ne trouvent pas d'argument en faveur d'une progression des lésions, alors que d'autres documents décrivent une maladie souvent évolutive.

    Incertain · vérifié le 18 octobre 2026

    HAS/CNGOF 2017 : « Pas d'argument en faveur d'une progression ». HUG (brochure 2022), CHUV et Assurance Maladie (page grossesse) parlent d'une maladie « évolutive ». L'ESHRE (2022) indique que l'histoire naturelle de la maladie reste une question de recherche.

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  30. 30

    Les symptômes tendent à s'atténuer après la ménopause, mais l'endométriose peut rester active ou symptomatique chez certaines personnes.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  31. 31

    Une grossesse ne fait pas disparaître l'endométriose et son effet sur les symptômes est variable ; la recommandation européenne demande de ne pas conseiller une grossesse dans le seul but de traiter la maladie.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    Recommandation forte, niveau de preuve très faible (⊕○○○). La brochure des HUG (2022) écrit au contraire que la grossesse et l'allaitement « peuvent avoir un effet favorable et atténuer durablement l'endométriose ».

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  32. 32

    L'endométriose est associée à des difficultés à concevoir chez une partie des personnes concernées (environ un tiers selon l'Inserm), mais la plupart parviennent à concevoir, parfois sans aide médicale ; une grossesse spontanée reste possible même en cas d'endométriose très douloureuse.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    Les proportions varient et ne portent pas sur la même population : 30 à 40 % des personnes atteintes auraient une infertilité (Inserm, Assurance Maladie) ; 25 à 50 % des femmes infertiles auraient une endométriose (OMS, ESHRE).

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  33. 33

    Aucune étude n'a montré que l'utilisation de tampons augmente le risque d'endométriose.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

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  34. 34

    Les données actuelles ne permettent pas de recommander un régime alimentaire spécifique ni des compléments vitaminiques pour l'endométriose ; certaines personnes disent aller mieux après avoir changé leur alimentation, sans que l'effet soit démontré.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    L'Assurance Maladie ajoute qu'une alimentation de type méditerranéen « peut aussi améliorer la douleur », tout en jugeant les données insuffisantes pour recommander un régime.

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  35. 35

    Une échographie ou une IRM normale n'exclut pas l'endométriose, en particulier ses formes superficielles du péritoine.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    • ESHRE guideline: endometriosis (nouvel onglet) — European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) — Human Reproduction Open, Hum Reprod Open 2022;2022(2):hoac009, publiée le 26 février 2022 (texte intégral lu via Europe PMC, PMC8951218). Toujours présentée comme la version en vigueur sur le site de l'ESHRE au 18 octobre 2026. (en anglais). Passage : Section « Are medical technologies reliable in diagnosing endometriosis…? » (recommandation forte ⊕⊕○○). Consulté le 18 octobre 2026.
    • Endometriosis: diagnosis and management (NICE guideline NG73) (nouvel onglet) — National Institute for Health and Care Excellence (NICE), Publiée le 6 septembre 2017, mise à jour le 11 novembre 2024, dernière revue le 2 septembre 2025 (en anglais). Passage : Recommandation 1.5.4. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Actualisation de la place des différents examens d'imagerie pour le diagnostic d'endométriose — Recommandations (nouvel onglet) — Société d'imagerie de la femme (SIFEM) et Société française de radiologie (SFR), avec le CNGOF — recommandation labellisée par la HAS, Mai 2025 ; label HAS validé le 15 mai 2025, mis en ligne le 4 juin 2025. Concerne les femmes de plus de 18 ans.. Passage : p. 8, recommandation 1 (grade B). Consulté le 18 octobre 2026.
    • L'endométriose — Des réponses à vos questions (nouvel onglet) — Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), Juillet 2022, réimpression juin 2026 (texte antérieur à l'actualisation HAS 2025 ; certaines affirmations diffèrent de la recommandation ESHRE 2022). Passage : p. 8, « Les étapes du diagnostic ». Consulté le 18 octobre 2026.
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  36. 36

    L'endométriose peut être une maladie de longue durée, avec un retentissement physique, sexuel, psychologique et social important, y compris sur la relation de couple.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  37. 37

    Douleur, fatigue, anxiété, symptômes dépressifs, isolement social et absences au travail ou à l'école peuvent fortement réduire la qualité de vie ; la recommandation britannique demande d'évaluer les besoins de chaque personne, y compris pour le travail et les études.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  38. 38

    Interrogées dans la cohorte de recherche française ComPaRe-Endométriose, les participantes demandaient en priorité une meilleure connaissance et reconnaissance de la maladie par les professionnel·les de santé, plus de bienveillance médicale et de meilleurs traitements.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  39. 39

    Un soutien psychologique, l'orientation vers des associations ou groupes de patientes et, si la personne le souhaite, l'implication d'un·e proche dans les échanges font partie de l'accompagnement décrit par les recommandations et les sources publiques.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    • Endometriosis: diagnosis and management (NICE guideline NG73) (nouvel onglet) — National Institute for Health and Care Excellence (NICE), Publiée le 6 septembre 2017, mise à jour le 11 novembre 2024, dernière revue le 2 septembre 2025 (en anglais). Passage : Recommandations 1.2.3 et 1.2.4. Consulté le 18 octobre 2026.
    • ESHRE guideline: endometriosis (nouvel onglet) — European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) — Human Reproduction Open, Hum Reprod Open 2022;2022(2):hoac009, publiée le 26 février 2022 (texte intégral lu via Europe PMC, PMC8951218). Toujours présentée comme la version en vigueur sur le site de l'ESHRE au 18 octobre 2026. (en anglais). Passage : Section « Is long-term monitoring of women with endometriosis beneficial…? » (recommandation faible ⊕○○○). Consulté le 18 octobre 2026.
    • Endometriosis (fiche d'information) (nouvel onglet) — Organisation mondiale de la Santé (OMS), Fiche datée du 15 octobre 2025 (en anglais). Passage : Section « Treatment », avant-dernier paragraphe. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Endométriose : suivi médical et vie quotidienne (nouvel onglet) — Assurance Maladie (ameli.fr), Page datée du 9 avril 2026. Passage : Section « La vie quotidienne avec une endométriose ». Consulté le 18 octobre 2026.
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  40. 40

    Santé.fr, le service public d'information en santé rattaché au ministère français de la Santé, propose un espace consacré à l'endométriose et une page pour trouver la filière endométriose de sa région.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  41. 41

    L'Assurance Maladie publie sur ameli.fr un dossier sur l'endométriose (définition, symptômes et diagnostic, traitement, suivi et vie quotidienne, désir de grossesse), mis à jour en 2025 et 2026.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  42. 42

    L'Inserm publie un dossier d'information sur l'endométriose et, dans sa série « Canal Détox », un article de septembre 2026 consacré à cinq idées reçues sur la maladie.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  43. 43

    En Suisse romande, les HUG (Genève) disposent d'un centre d'endométriose pluridisciplinaire et diffusent des brochures, dont un carnet de suivi des douleurs, symptômes et traitements ; le CHUV (Lausanne) présente en ligne sa prise en charge de l'endométriose.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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