La vulvodynie est une douleur de la vulve qui dure depuis au moins 3 mois, sans cause clairement identifiable1. C'est une affection douloureuse réelle, que les soignant·es ne devraient pas mettre en doute2.

Cette page rassemble des repères pour comprendre ce qui se passe et retrouver les sources. Elle ne remplace pas un avis médical.

L'essentiel

  • La définition actuelle vient d'un consensus international adopté en 20153.
  • La douleur ressemble souvent à une brûlure ou à une irritation, et la vulve paraît généralement normale45.
  • Les estimations de fréquence varient, mais il ne s'agit pas d'une situation rare6.
  • La cause exacte reste inconnue, et plusieurs mécanismes semblent en jeu78.
  • Des études de suivi observent que les symptômes s'atténuent souvent avec le temps, même si des rechutes sont fréquentes9.

Une définition de consensus

En 2015, trois sociétés savantes internationales, spécialisées dans les maladies de la vulve, la santé sexuelle et les douleurs pelviennes, ont adopté une terminologie commune3. Elle définit la vulvodynie comme une douleur vulvaire d'au moins 3 mois, sans cause clairement identifiable, qui peut s'accompagner de facteurs potentiellement associés1.

Cette terminologie distingue la vulvodynie des douleurs dues à une maladie précise, comme une infection, une maladie inflammatoire de la peau, une lésion, une atteinte d'un nerf ou un traumatisme10. Les deux peuvent coexister : on peut avoir une maladie de la vulve identifiée et, en plus, une vulvodynie11.

Quatre façons de la décrire

Les professionnel·les décrivent la vulvodynie selon quatre caractéristiques12 :

  • où : localisée, par exemple à l'entrée du vagin (le vestibule), généralisée, ou les deux ;
  • comment elle se déclenche : provoquée par un contact, spontanée, ou les deux ;
  • depuis quand : dès les premiers rapports ou le premier tampon (primaire), ou après une période sans douleur (secondaire) ;
  • au fil du temps : intermittente, persistante, constante, immédiate ou différée.

Les formes les plus fréquentes sont la vestibulodynie provoquée, une douleur limitée à l'entrée du vagin et déclenchée par le toucher ou la pénétration, et la vulvodynie généralisée spontanée13.

Ce que l'on peut ressentir

La douleur est souvent décrite comme une brûlure, des picotements, une irritation ou une sensation de peau à vif ; certaines personnes parlent aussi d'une douleur lancinante ou en coup de couteau4. Elle peut toucher toute la vulve ou une partie seulement, le plus souvent l'entrée du vagin, et parfois s'étendre à l'intérieur des cuisses ou autour de l'anus14.

Elle peut apparaître15 :

  • lors d'une pénétration, pendant un rapport ou à l'insertion d'un tampon ;
  • pendant un examen gynécologique ;
  • au contact de vêtements serrés, ou en restant longtemps assis·e ;
  • sans aucun contact.

Son intensité peut varier d'un jour à l'autre, et elle peut être constante ou aller et venir16. À l'examen, la vulve a le plus souvent un aspect normal5, ce qui ne remet pas en cause la réalité de la douleur2.

Est-ce fréquent ?

Les chiffres varient selon les études et selon la période considérée, au moment de l'enquête ou sur toute la vie617. Des enquêtes menées surtout aux États-Unis estiment qu'environ 7 à 10 % des femmes ont des symptômes compatibles à un moment donné6. Sur l'ensemble de la vie, les estimations vont jusqu'à environ 15 à 16 %17. Nous n'avons pas trouvé de données propres à la Suisse ou à la France.

Dans ces enquêtes, beaucoup de personnes concernées n'avaient pas consulté, et beaucoup de celles qui l'avaient fait restaient sans diagnostic18. Les maladies de la vulve touchent à l'intime, et le tabou qui les entoure complique souvent le diagnostic19.

Une douleur réelle, pas « dans la tête »

La vulvodynie n'est pas imaginaire : les sources médicales la décrivent comme une affection douloureuse liée à un dérèglement de la façon dont le système nerveux module la douleur2.

Un accompagnement psychologique ou sexologique fait partie des approches décrites20. Être orienté·e vers un·e psychologue ou un·e sexologue ne veut pas dire que l'on pense que votre douleur n'est pas réelle21.

Ce que l'on sait, ce qui reste inconnu

La cause exacte reste inconnue7. La recherche évoque une combinaison de mécanismes : nerfs devenus plus sensibles, sensibilisation du système nerveux, tension des muscles du plancher pelvien, inflammation locale, facteurs psychologiques et relationnels8. La vulvodynie serait plutôt un ensemble de situations qui se chevauchent qu'une maladie unique8.

Une vaste synthèse publiée en 2026 retrouve des associations avec d'autres affections, comme la fibromyalgie, le syndrome de l'intestin irritable, des infections urinaires ou des mycoses à répétition, l'anxiété ou la dépression22. Une association n'est pas une cause démontrée : ces facteurs pourraient être reclassés à mesure que la recherche avance22.

Vie intime, couple et moral

La vulvodynie peut peser sur le sommeil, la concentration, les activités quotidiennes et la vie sexuelle, et elle touche souvent aussi le ou la partenaire23. La douleur pendant les rapports peut s'accompagner d'une baisse du désir, de difficultés d'excitation et de difficultés à en parler24.

Les symptômes anxieux et dépressifs sont plus fréquents chez les personnes concernées25. Vous pouvez en parler en consultation, même si personne ne vous pose la question.

Idées reçues

  • « Si l'examen est normal, je n'ai rien. » Non : dans la vulvodynie, la vulve paraît généralement normale, et aucune analyse ne confirme le diagnostic526.
  • « C'est psychologique. » Non : c'est une douleur réelle, et un accompagnement psychologique ne signifie pas le contraire221.
  • « Ce sont forcément des mycoses à répétition. » Pas toujours : des douleurs prises pour des mycoses peuvent relever d'un syndrome douloureux27.
  • « C'est contagieux, ou c'est une question d'hygiène. » Non : la vulvodynie n'est pas contagieuse, et les dermatologues britanniques précisent qu'elle n'est pas liée à l'hygiène28.
  • « Ça ne s'améliorera jamais. » Des études de suivi observent au contraire que les symptômes s'atténuent souvent avec le temps, même si des rechutes sont possibles9.

Où trouver des informations fiables en français

  • La Société française de dermatologie propose une fiche sur son site grand public Dermato-INFO (nouvel onglet), co-signée avec l'association de patientes Les Clés de Vénus (nouvel onglet)29.
  • En Suisse romande, les HUG (nouvel onglet) et le CHUV (nouvel onglet) présentent leurs consultations spécialisées dans les maladies de la vulve30.
  • Diagnostic et prise en charge : comment le diagnostic est posé, les options décrites par les recommandations et des questions à poser.
  • Toutes nos sources sont dans la bibliographie, et notre façon de travailler dans la méthode.

Sources de cette page

Chaque numéro renvoie à une affirmation neutre et aux documents qui la soutiennent. Nous résumons ces sources avec nos propres mots ; les liens ouvrent les documents d'origine.

  1. 1

    Selon la terminologie de consensus de 2015, la vulvodynie est une douleur vulvaire d'au moins 3 mois, sans cause clairement identifiable, qui peut s'accompagner de facteurs potentiellement associés.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

    Le texte intégral de 2016 n'a pas pu être consulté (accès payant) : la formulation est vérifiée à travers sa reproduction dans la recommandation BASHH 2024 (tableau 4) et dans une revue en libre accès. Le NHS et la Société française de dermatologie reprennent la même définition en termes simples.

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  2. 2

    Les sources médicales décrivent la vulvodynie comme une véritable affection douloureuse, liée à un dysfonctionnement de la façon dont le système nerveux module la douleur, et demandent aux soignant·es de ne pas mettre en doute la réalité de la douleur et d'expliquer le diagnostic.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

    Le mécanisme exact reste discuté et probablement multiple (voir vulvo-mecanismes).

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  3. 3

    En 2015, trois sociétés savantes internationales (ISSVD, ISSWSH et IPPS) ont adopté une nouvelle terminologie des douleurs vulvaires et de la vulvodynie, élaborée lors d'une conférence de consensus en avril 2015 et publiée en 2016 ; elle remplace la terminologie de 2003.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  4. 4

    La douleur de la vulvodynie est le plus souvent décrite comme une brûlure, des picotements, une irritation ou une sensation de peau à vif ; elle peut aussi être lancinante ou en coup de couteau.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • 2013 Vulvodynia Guideline Update (nouvel onglet) — American Society for Colposcopy and Cervical Pathology (ASCCP) — J Low Genit Tract Dis, J Low Genit Tract Dis 2014;18(2):93–100. Texte intégral lu (PDF diffusé par l'ISSVD). Antérieure à la terminologie de 2015 : elle utilise encore la classification de 2003.. Passage : Abstract, p. 93. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Patient information leaflet: Vulvodynia and vestibulodynia (nouvel onglet) — British Association of Dermatologists (BAD), Fiche produite en mai 2006, mise à jour en octobre 2024 ; prochaine revue prévue en octobre 2027.. Passage : « What does vulvodynia feel and look like? », p. 1. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Vulvodynia (vulval pain) (nouvel onglet) — National Health Service (NHS, Royaume-Uni), Page revue le 16 janvier 2024 ; prochaine revue prévue le 16 janvier 2027.. Passage : « Symptoms of vulvodynia ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Tout savoir sur la vulvodynie (nouvel onglet) — Dermato-INFO, site grand public de la Société française de dermatologie, Publié le 15 juin 2019, mis à jour le 15 décembre 2025 (reprend et complète la fiche PDF du Groupe MAG d'avril 2019).. Passage : « Quels sont les caractéristiques de la douleur ? ». Consulté le 18 octobre 2026.
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  5. 5

    Dans la vulvodynie, la vulve a généralement un aspect normal à l'examen.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • Vulvodynia (vulval pain) (nouvel onglet) — National Health Service (NHS, Royaume-Uni), Page revue le 16 janvier 2024 ; prochaine revue prévue le 16 janvier 2027.. Passage : « Symptoms of vulvodynia ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Patient information leaflet: Vulvodynia and vestibulodynia (nouvel onglet) — British Association of Dermatologists (BAD), Fiche produite en mai 2006, mise à jour en octobre 2024 ; prochaine revue prévue en octobre 2027.. Passage : « What does vulvodynia feel and look like? », p. 1. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Tout savoir sur la vulvodynie (nouvel onglet) — Dermato-INFO, site grand public de la Société française de dermatologie, Publié le 15 juin 2019, mis à jour le 15 décembre 2025 (reprend et complète la fiche PDF du Groupe MAG d'avril 2019).. Passage : « Comment établit-on le diagnostic de vulvodynie ? ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Localised provoked vulvar pain (Vestibulodynia) (nouvel onglet) — International Society for the Study of Vulvovaginal Disease (ISSVD), Patient Information Committee, Révisée en 2013 (PDF du 22 avril 2016). Ne figure plus dans la liste actuelle des fiches de l'ISSVD.. Passage : « What do I see? », p. 1. Consulté le 18 octobre 2026.
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  6. 6

    Selon des enquêtes en population menées aux États-Unis et une synthèse de 2020, environ 7 à 10 % des femmes présentent des symptômes compatibles avec une vulvodynie à un moment donné.

    Incertain · vérifié le 18 octobre 2026

    Estimations par questionnaire, surtout américaines (Boston : près de 7 % au moment de l'enquête ; Michigan : 8,3 % ; synthèse Nature Reviews : 8 à 10 %). Aucune donnée suisse ou française trouvée. Les définitions et les populations étudiées diffèrent.

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  7. 7

    La cause exacte de la vulvodynie n'est pas connue.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  8. 8

    Les mécanismes évoqués associent des facteurs nerveux (sensibilité accrue des terminaisons nerveuses, sensibilisation du système nerveux), musculaires (plancher pelvien), inflammatoires et psychosociaux ; la vulvodynie serait plutôt un ensemble de situations qui se chevauchent qu'une maladie unique.

    Données émergentes · vérifié le 18 octobre 2026

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  9. 9

    Des études de suivi observent que les symptômes de vulvodynie s'atténuent souvent avec le temps, avec ou sans traitement, mais que les rechutes sont fréquentes ; une persistance sans aucune amélioration y est minoritaire.

    Données émergentes · vérifié le 18 octobre 2026

    Peu d'études longitudinales, surtout américaines. Dans l'étude du Michigan, environ la moitié des participantes suivies ont eu une rémission sans rechute, environ 40 % une rémission suivie de rechute, et près de 10 % une persistance.

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  10. 10

    La terminologie de 2015 distingue la vulvodynie des douleurs vulvaires causées par une maladie précise : infection, maladie inflammatoire, tumeur, atteinte neurologique, traumatisme, cause iatrogène ou carence hormonale.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

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  11. 11

    Une personne peut avoir à la fois une maladie identifiée de la vulve (par exemple un lichen ou des mycoses récidivantes) et une vulvodynie ; les deux sont alors à prendre en compte.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

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  12. 12

    La vulvodynie est décrite selon sa localisation (localisée, par exemple au vestibule, généralisée ou mixte), son caractère provoqué, spontané ou mixte, son début (primaire, dès les premiers rapports ou le premier tampon, ou secondaire, après une période sans douleur) et son profil dans le temps (intermittent, persistant, constant, immédiat, différé).

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

    La BASHH attribue ces descripteurs à la mise à jour américaine de 2013 ; les sociétés savantes en ont publié des définitions formelles en 2019 (texte intégral non consulté).

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  13. 13

    Les deux formes les plus courantes sont la vestibulodynie provoquée (douleur limitée à l'entrée du vagin, déclenchée par le toucher ou la pénétration) et la vulvodynie généralisée spontanée.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

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  14. 14

    La douleur peut toucher toute la vulve ou une partie seulement, le plus souvent l'entrée du vagin (vestibule), et s'étendre parfois à l'intérieur des cuisses, autour de l'anus ou de l'urètre.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • Tout savoir sur la vulvodynie (nouvel onglet) — Dermato-INFO, site grand public de la Société française de dermatologie, Publié le 15 juin 2019, mis à jour le 15 décembre 2025 (reprend et complète la fiche PDF du Groupe MAG d'avril 2019).. Passage : « Quelles sont les zones douloureuses ? ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Vulvodynia (vulval pain) (nouvel onglet) — National Health Service (NHS, Royaume-Uni), Page revue le 16 janvier 2024 ; prochaine revue prévue le 16 janvier 2027.. Passage : « Symptoms of vulvodynia ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Patient information leaflet: Vulvodynia and vestibulodynia (nouvel onglet) — British Association of Dermatologists (BAD), Fiche produite en mai 2006, mise à jour en octobre 2024 ; prochaine revue prévue en octobre 2027.. Passage : « What does vulvodynia feel and look like? », p. 1. Consulté le 18 octobre 2026.
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  15. 15

    La douleur peut être déclenchée par une pénétration lors d'un rapport, l'insertion d'un tampon, un examen gynécologique, des vêtements serrés ou une position assise prolongée, ou survenir sans aucun contact.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  16. 16

    L'intensité de la douleur peut varier d'un jour à l'autre, et la douleur peut être constante ou intermittente.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • Tout savoir sur la vulvodynie (nouvel onglet) — Dermato-INFO, site grand public de la Société française de dermatologie, Publié le 15 juin 2019, mis à jour le 15 décembre 2025 (reprend et complète la fiche PDF du Groupe MAG d'avril 2019).. Passage : « Quels sont les caractéristiques de la douleur ? ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Patient information leaflet: Vulvodynia and vestibulodynia (nouvel onglet) — British Association of Dermatologists (BAD), Fiche produite en mai 2006, mise à jour en octobre 2024 ; prochaine revue prévue en octobre 2027.. Passage : « What does vulvodynia feel and look like? », p. 1. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Vulvodynia (vulval pain) (nouvel onglet) — National Health Service (NHS, Royaume-Uni), Page revue le 16 janvier 2024 ; prochaine revue prévue le 16 janvier 2027.. Passage : « Symptoms of vulvodynia ». Consulté le 18 octobre 2026.
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  17. 17

    Sur l'ensemble de la vie, les estimations de la proportion de femmes ayant connu ce type de douleur vont jusqu'à environ 15 à 16 %.

    Incertain · vérifié le 18 octobre 2026

    Harlow 2003 : environ 16 % ; ASCCP 2013 : « jusqu'à 16 % » ; BAD 2024 : environ 15 sur 100 ; fiche ISSVD 2013 : environ 15 % pour la seule vestibulodynie. La BASHH donne 25 % pour les douleurs génitales en général (vie entière), un chiffre plus large que la vulvodynie.

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  18. 18

    Dans des enquêtes menées aux États-Unis, une grande partie des personnes ayant des symptômes compatibles n'avaient pas consulté, et beaucoup de celles qui avaient consulté n'avaient pas reçu de diagnostic ; dans l'une d'elles, 1,4 % avaient reçu le diagnostic de vulvodynie.

    Données émergentes · vérifié le 18 octobre 2026

    Données américaines publiées entre 2003 et 2014 ; la situation actuelle en Suisse et en France n'est pas documentée.

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  19. 19

    Selon les HUG, les maladies vulvaires sont souvent mal diagnostiquées en raison du tabou qui les entoure : elles touchent la sphère intime et les personnes concernées n'osent pas en parler.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

    • Maladies vulvaires (nouvel onglet) — Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), Service de gynécologie, Page mise à jour le 9 juin 2026.. Passage : Introduction de la page « Maladies vulvaires », 3e paragraphe. Consulté le 18 octobre 2026.
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  20. 20

    Les approches psychologiques et sexologiques (thérapie cognitivo-comportementale, psychothérapie, thérapie de couple, sexothérapie) font partie des options décrites, car la douleur sexuelle a des composantes physiques, psychologiques et relationnelles ; une méta-analyse de 2025 conclut qu'elles améliorent la douleur, l'adaptation psychologique et la sexualité, avec des preuves de qualité encore limitée.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

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  21. 21

    Être orienté·e vers un accompagnement psychologique ou sexologique ne signifie pas que le ou la soignant·e considère que la douleur n'est pas réelle ; les recommandations conseillent de l'expliquer aux patientes.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

    • 2013 Vulvodynia Guideline Update (nouvel onglet) — American Society for Colposcopy and Cervical Pathology (ASCCP) — J Low Genit Tract Dis, J Low Genit Tract Dis 2014;18(2):93–100. Texte intégral lu (PDF diffusé par l'ISSVD). Antérieure à la terminologie de 2015 : elle utilise encore la classification de 2003.. Passage : Section « Counseling », p. 98. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Persistent Vulvar Pain — Committee Opinion Number 673 (nouvel onglet) — American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG), Septembre 2016, réaffirmé en 2024 (Obstet Gynecol 2016;128(3):e78–e84). Page ACOG et résumé PubMed vérifiés ; texte intégral non consulté (renvoi vers l'éditeur, accès bloqué).. Passage : Résumé (Abstract). Consulté le 18 octobre 2026.
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  22. 22

    Une revue parapluie publiée en 2026 retrouve des associations, avec des niveaux de preuve variables, entre la vulvodynie et d'autres affections, dont la fibromyalgie, le syndrome de l'intestin irritable, les infections urinaires ou mycoses vulvovaginales récidivantes, l'anxiété et la dépression ; ces facteurs sont des associations et non des causes démontrées, et pourraient être reclassés si la recherche prouve un rôle causal.

    Données émergentes · vérifié le 18 octobre 2026

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  23. 23

    La vulvodynie peut avoir des répercussions importantes sur la qualité de vie : sommeil, concentration, activités quotidiennes, vie sexuelle et relations intimes, y compris pour les partenaires.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • Vulvodynia (vulval pain) (nouvel onglet) — National Health Service (NHS, Royaume-Uni), Page revue le 16 janvier 2024 ; prochaine revue prévue le 16 janvier 2027.. Passage : « Symptoms of vulvodynia », dernier paragraphe. Consulté le 18 octobre 2026.
    • 2024 British Association for Sexual Health and HIV (BASHH) UK national guideline on the management of vulval conditions (nouvel onglet) — British Association for Sexual Health and HIV (BASHH) — Int J STD AIDS, Int J STD AIDS 2025;36(5):346–371 (en ligne le 21 janvier 2025). PDF intégral publié sur le site de la BASHH, page « Vulval Conditions 2024 » mise à jour le 10 septembre 2024.. Passage : « Practical management of genital pain in women », p. 359. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Vulvodynia (nouvel onglet) — Nature Reviews Disease Primers, Nat Rev Dis Primers 2020;6(1):36. Résumé PubMed vérifié ; texte intégral non consulté.. Passage : Résumé PubMed. Consulté le 18 octobre 2026.
    • Maladies vulvaires (nouvel onglet) — Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), Service de gynécologie, Page mise à jour le 9 juin 2026.. Passage : Introduction de la page, 3e paragraphe. Consulté le 18 octobre 2026.
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  24. 24

    Les douleurs lors des rapports peuvent s'accompagner d'une baisse du désir, de difficultés d'excitation ou d'orgasme, et de difficultés à en parler.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

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  25. 25

    Les femmes ayant une vulvodynie présentent en moyenne davantage de symptômes anxieux et dépressifs que celles qui n'en ont pas.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    Association retrouvée par une méta-analyse d'études cas-témoins et par la revue parapluie de 2026 ; ces études ne disent pas dans quel sens va le lien.

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  26. 26

    Il n'existe pas d'analyse de laboratoire ni d'imagerie qui confirme une vulvodynie : le diagnostic est clinique et repose sur l'entretien et l'examen.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

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  27. 27

    Des douleurs vulvaires rapportées comme des mycoses à répétition peuvent relever d'un syndrome douloureux ; la recommandation britannique invite à écarter une douleur primaire avant de répéter les traitements antifongiques.

    Recommandation · vérifié le 18 octobre 2026

    La même recommandation note qu'un antécédent de mycoses, souvent récidivantes, est fréquemment rapporté chez les personnes concernées.

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  28. 28

    La vulvodynie n'est pas contagieuse ; selon l'Association britannique des dermatologues, elle n'est pas liée à l'hygiène.

    Consensus d'experts · vérifié le 18 octobre 2026

    Une seule source l'énonce explicitement. Plusieurs recommandations conseillent par ailleurs d'éviter les produits irritants (voir vulvo-soins-vulve).

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  29. 29

    La Société française de dermatologie publie sur son site grand public Dermato-INFO une fiche sur la vulvodynie, mise à jour en décembre 2025 et co-signée par une représentante de l'association de patientes Les Clés de Vénus.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • Tout savoir sur la vulvodynie (nouvel onglet) — Dermato-INFO, site grand public de la Société française de dermatologie, Publié le 15 juin 2019, mis à jour le 15 décembre 2025 (reprend et complète la fiche PDF du Groupe MAG d'avril 2019).. Passage : Bas de page (dates de publication et de mise à jour, autrices). Consulté le 18 octobre 2026.
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  30. 30

    En Suisse romande, les HUG (Genève) et le CHUV (Lausanne) ont des consultations spécialisées dans les maladies de la vulve, qui reçoivent notamment les douleurs vulvaires chroniques et les douleurs sexuelles ; les personnes concernées ou leurs médecins peuvent y prendre rendez-vous directement, et les HUG signalent des délais parfois longs.

    Fait établi · vérifié le 18 octobre 2026

    • Maladies vulvaires (nouvel onglet) — Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), Service de gynécologie, Page mise à jour le 9 juin 2026.. Passage : « Pathologies vulvaires : une consultation à votre écoute » et « Prise de rendez-vous ». Consulté le 18 octobre 2026.
    • Pathologies vulvaires (nouvel onglet) — Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), Service de gynécologie, Page mise à jour le 6 août 2026.. Passage : « Pathologies vulvaires bénignes ». Consulté le 18 octobre 2026.
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